Suppôt de la dégénérescence du rap pour les uns, ente

Suppôt de la dégénérescence du rap pour les uns, entertainer à la pointe des dernières tendances pour les autres, La Fouine a bien conscience de son statut dans le rap français.

Il le dit lui-même : “On m’aime, on m’déteste, bref j’suis celui qu’on cite” (et il enchaîne par “Pute, suce moi direct, j’suis circoncis“, mais c’est une autre histoire).

En constante progression depuis Aller Retour, il a livré avec son dernier opus, le diptyque égotripo-sentimental La Fouine Vs Laouni, un album qui ravit ses fans autant qu’il hérisse ses détracteurs.

Tant pis pour eux. A l’apogée de son style sur ce quatrième album, La Fouine est arrivé à un stade où il maîtrise à la perfection son personnage libidineux et vantard, notamment sur le premier CD. Sur cette partie impeccablement produite, la Fouine déroule.

Alors, oui, c’est de la vulgarité en barre, mais exécutée avec une virtuosité qui confine presque au génie. A chaque mesure, le rappeur assène les pires salacités et les vannes les plus grotesques avec un humour parfois casse-gueule mais souvent poilant.

C’est l’équivalent rap d’un film de Michael Bay : improbable, un peu débile sur les bords, rarement crédible mais sacrément efficace. De toute manière, La Fouine s’en fout, il sait déjà que “tôt ou tard, ils kifferont Fouiny Babe“. Voici la crème de ses vers les plus farfelus, tous extraits de ce Disque 1 magistral.

[VOIR LE CLASSEMENT sur le site Abcdrduson.com]

Grégory.K : Responsable, développeur web, administrateur et éditeur, le gérant du site www.13or-du-hiphop.fr, autodidacte adepte de rap français depuis les années 90 également en charge des réseaux sociaux, Twitter, Facebook.