Donald Trump se dit prêt à gracier P. Diddy

Donald Trump se dit prêt à gracier P. Diddy
Habitué aux déclarations fracassantes, Donald Trump vient encore de récidiver en s’exprimant au sujet du cas P. Diddy, dans un procès actuellement en cours pour trafic sexuel et d’autres chefs d’accusation graves. Le chef d’État n’exclut pas d’offrir une grâce présidentielle au rappeur américain dans l’éventualité où il serait « maltraité ».

Alors que le très médiatisé procès de P. Diddy se poursuit aux États-Unis, Donald Trump a donné son avis sur cette affaire. Malgré les accusations accablantes contre Sean Combs, dont les révélations choquantes sur ses agissements s’enchaînent de la part de ses victimes — comme son ancienne compagne Cassie, qui a pris la parole dès le début du procès pour témoigner des sévices qu’elle a subis de la part du producteur de musique pendant leur relation —, le président se dit ouvert à un acte de clémence envers Diddy.

Des journalistes ont questionné Donald Trump sur l’affaire Diddy, lui demandant s’il pourrait offrir une grâce présidentielle au célèbre rappeur. Il a confié qu’aucune requête en ce sens n’a encore été évoquée, mais il imagine que certaines personnes y ont déjà songé. « D’abord, je regarderais ce qui se passe. Et je n’ai pas suivi l’affaire de très près. Il m’aimait beaucoup auparavant, mais je pense que lorsque je me suis lancé en politique, cette relation s’est rompue, d’après ce que j’ai lu, je ne sais pas », décrit Trump, en avouant ne pas avoir suivi le dossier et avoir été proche de Diddy par le passé, avant de poursuivre son explication : « Il ne me l’a pas dit, mais j’ai lu quelques déclarations un peu désagréables dans la presse tout à coup. ».

Donald Trump précise ensuite qu’il ne ferme pas la porte à une grâce présidentielle pour Sean Combs, de son vrai nom, s’il est victime de mauvais traitements. Cela pourrait convaincre le président d’agir dans ce sens, alors qu’il avait qualifié Diddy de « bon ami ».

Diddy encourt la prison en cas de condamnation ; il doit répondre à des accusations de trafic sexuel, de racket et de transport en vue de se livrer à la prostitution. Le rappeur a décidé de plaider non coupable dans son procès, débuté il y a deux semaines à New York. Depuis sa prise de fonction à la Maison-Blanche pour son second mandat, Trump a déjà gracié des centaines de personnes, dont dernièrement le rappeur NBA Youngboy.