![]()
Le rappeur marseillais Soso Maness revient fort avec son nouveau projet Colors Block.
Il signe un retour aussi compact qu’efficace : trois titres, trois instantanés puissants d’une même réalité : celle d’un quartier, d’une époque, d’un regard.
Et pour la sortie de ce projet, Soso a voulu l’ancrer sur la place de son quartier à Font Vert, qui pour lui fut bien plus qu’un décor : c’est son berceau, son repère, là où tout a commencé ; son premier freestyle, la cover de l’album Mistral, sa série. Il imagine y ramener un orchestre avec batterie, piano, violon et guitare, pour jouer ses trois titres en live « Dans ce lieu qui m’a tout donné. Un Colors version quartier… un Colors Block version chez moi. ».
Avec une plume imagée et percutante, Soso Maness nous plonge au cœur de son univers : rues marseillaises, émotions brutes et refrains entêtants.
Entre transmission, constat social et storytelling du réel, Colors Block est un concentré de sincérité, d’énergie et d’amour pour le bitume marseillais et ceux qui l’habitent. Un projet court, qui reste en tête – et dans le cœur.
Le titre « Petit frère » est une adresse frontale à la jeunesse. Clin d’œil assumé au morceau culte d’IAM, le titre mêle constat lucide et message d’espoir. Soso parle en grand, en ancien, mais sans moralisme. Il rappelle que les pièges sont nombreux, mais que rien n’est figé : lui-même en est la preuve vivante. Sa voix sonne comme un repère dans le bruit ambiant.
Puis « Chouf », qui signifie « regarde » en arabe, est porté par un sample poignant de Cheb Azzedine, figure du raï algérien des années 90, connu pour ses textes mélancoliques et populaires. Soso y dresse un constat brut, entre violences ordinaires et désillusions profondes. Mais dans ce regard, il y a aussi de la tendresse, une volonté de comprendre plutôt que de juger.
Enfin, « Brozer », qui a été écrit avec sa communauté : Soso a lancé un appel sur ses réseaux pour récolter des anecdotes sur un type de personnage que tout le monde connaît ; un ancien du quartier, toujours dans les parages, avec mille projets jamais réalisés mais une vraie bonhomie. Sympa, un peu perdu, un peu rêveur. De tous ces témoignages, Soso a tiré un portrait collectif, drôle, attendrissant et profondément humain.











