Soso Maness : une fausse polémique lancée par les politiques ?

Les explications sur ce scandale autour de Soso Maness

Jusqu’ou va la liberté d’expression d’un artiste ? Soso Maness s’est retrouvé malgré lui en plein scandale suite à la diffusion d’un extrait de son concert à la Fête de l’Huma, Le rappeur est ciblé par l’extrême droite, les syndicats de police et Gérald Darmanin pour avoir usé de sa liberté d’expression ainsi que sa liberté artistique sur scène.

Un artiste en France a-t-il encore le droit de chanter son désamour de la police ? Suite à l’emballement médiatique autour de l’extrait vidéo de quelques secondes du concert de Soso Maness à la Fête de l’Humanité le week-end dernier qui a mis le feu à Twitter et a suscité l’emballement des politiques, la question est aujourd’hui d’actualité. Les médias généralistes ont rapidement relayé en masse les déclarations pour condamner les images de l’artiste Marseillais sur scène avec la foule en train de reprendre en chœurs que tout le monde déteste la police.

Soso Maness, un artiste sincère et engagé

Dans la séquence qui fait débat mise en ligne sur Twitter par le journaliste Taha Bouhafs, la foule de la Fête de l’Humanité réagit suite au titre « Interlude » de Soso Maness extrait de l’album « Mistral » paru au mois de juin 2020 dans lequel il parle précisément des méfaits de la BAC Nord à Marseille, l’histoire fait aussi l’objet d’un film éponyme réalisé par Cédric Jimenez sorti au mois d’août. Le morceau dépeint les violences policières des forces de l’ordre marseillaises, en particulier la BAC, il a inspiré le clip réalisé par Sofreshprod disponible sur la chaine Youtube du rappeur.

Au mois de mai dernier, Soso Maness s’est d’ailleurs exprimé concernant la police dans l’émission de Guillaume Pley le QG animée avec Jimmy Labeeu. L’interprète de Petrouchka s’est exprimé à ce sujet dans un débat face à un agent du GIGN. « La police n’est pas là pour faire du social, on leur demande juste qu’ils fassent leur travail, sans abuser dans leurs paroles, dans leurs gestes… ça éviterait qu’on se dise qu’ils sont tous comme ça alors que pas du tout. C’est de l’humain mais ils doivent être professionnels. » explique-t-il dans cette échange.

Le journaliste Taha Bouhafs a également tenu a apporté son soutien à l’artiste après la publication de la vidéo et qu’elle a été signalée par les autorités françaises comme violant la loi mais n’a pas été supprimée du réseau social.

Squat: Grégory.K : Responsable, développeur web, administrateur et éditeur, le gérant du site www.13or-du-hiphop.fr, autodidacte adepte de rap français depuis les années 90 également en charge des réseaux sociaux, Twitter, Facebook.
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